Y a t-il encore des frenchsoulsoldiers?

S’il en reste parmi vous, je vous ai un peu délaissés, c’est vrai. C’est en partie la faute à à un manque de motivation pour aller à la pêche aux sons. Depuis presque neuf mois, date du dernier article paru sur le blog, j’ai l’impression que les artistes underground qui rentrent dans la ligne éditoriale du blog se sont faits de plus en plus rares. Du coup, alors même que l’un des principes de French Soul Is Not Dead est le détachement par rapport à la course à la nouveauté, le doute m’a assaillie. Mieux vaut le silence plutôt que de chroniquer pour chroniquer.

La soul française née dans les années 2000 et jouée sur scène dans des lieux comme feu l’Opus Café, n’est tout à fait morte. Elle se transforme, en suivant logiquement le chemin de sa grande soeur américaine : la mode est à la trap, aux sonorités électro et planantes, au cloud’n’b (expression récemment découverte ici), en gros à ce que laissait déjà présumer l’album Soulstar de Musiq Soulchild, le minimalisme en moins. Certains restent fidèles à leurs premiers amours, comme Freddy, qui vient de sortir son album soul/jazz/chanson française, ou Joey Mata qui reste dans le r&b pur et dur dans la lignée de Teddy Riley.

C’est donc sans surprise que vous découvrirez dans cette nouvelle playlist une majorité qui auraient pu être classés « electro » par Apple Music. Vous remarquerez aussi que quasiment tous les titres sont en anglais. Ceux qui me connaissent savent qu’il y a quelques temps je l’aurais peut être déploré. Finalement j’ai changé d’avis sur le sujet : je crois désormais que la question de la défense du français est un débat annexe. Ce qui importe c’est l’authenticité de l’artiste et ce qu’il communique, à travers ses textes, ses arrangements, et son interprétation, peut importe la langue qu’il utilise.

Vous voilà donc partis pour un peu plus d’une heure en compagnie de Sabrina Bellaouel, Juneii ou encore Crayon, pour une playlist majoritairement futuriste.

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