credo
Ce blog part de plusieurs constats sur les courants soul/r&b en France.

De nos jours, à moins d’être des passionnés du genre, les gens savent rarement citer d’autres artistes que Ben l’Oncle Soul, voire Imany, comme représentants de la Soul Française.

Le R&B français a un peu plus de visibilité, avec Amel Bent, Vitaa ou Matt Pokora. Mais il n’a pas une image très reluisante auprès de la tranche 25-40 ans, qui trouve les textes insipides. Pourquoi écouter du made in france lorsque c’est tellement mieux fait chez les anglo-saxons? Pour certains, de toute façon c’est culturel : au pays du fromage on ne sait pas ce qu’est le groove. La preuve, le public français a l’outrecuidance de taper des mains sur le premier et le troisième temps de la mesure, Harry Connick Jr en a fait les frais :). D’autres répliqueront que, le style n’étant pas « bankable », les médias sont trop frileux pour jouer vraiment leur rôle et éduquer nos oreilles… Si vous avez deux minutes, allez lire ce post assez marrant sur le problème du r&b en France.

Tapez Soul Française dans google, et restreignez les recherches à moins d’un an : vous ne trouverez pas grand chose. Heureusement, certains blogs et webzines y consacrent des articles, mais quasiment aucun ne concentre sa ligne éditoriale exclusivement dessus.  Les artistes français, souvent underground, sont donc noyés au milieu de chroniques du dernier Drake ou Beyoncé.

De la même façon que le hip hop français a réussi, en 30 ans, à trouver son public et son propre espace d’expression même en étant boycotté par les médias, les artistes soul/r&b peuvent très bien faire de même.

Le crédo de French Soul Is Not Dead se résume en trois mots:  Indépendant, Intemporel et Positif.

Indépendant, parce qu’il se concentrera essentiellement sur les artistes, musiciens, djs et autres acteurs de la Soul/R&B underground, qui sont ceux qui ont le plus besoin qu’on fasse découvrir leur musique. Le jazz sera aussi couvert, même s’il bénéficie largement du soutien de médias spécialisés et de ses propres festivals. En effet, les jeunes artistes qui y incorporent des éléments de soul voire de hip hop restent largement méconnus, sauf des « puristes » et des curieux.

Intemporel, parce que le contenu ne suivra pas l’actualité. Aujourd’hui les auditeurs ont beau être extrêmement volatils et toujours à l’affut des nouveautés, si un album ou un projet est de qualité à sa sortie, il le reste 6 mois, voire 10 ans plus tard. Il mérite donc qu’on en parle.

Positif, parce qu’il n’y a aucun intérêt à parler d’un artiste underground en rédigeant une chronique négative. Qui irait écouter un inconnu si on dit de lui que sa musique est médiocre 😉 ?